Le couple Diafara et Fatoumata Lakh ainsi que leur chauffeur risquent 20 ans de travaux forcés !

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20 ans de travaux forcés ! C’est la peine qu’encourent le couple Diafara Niang et Fatoumata Lakh ainsi que leur chauffeur, Mohamed Niakh, attraits à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour trafic intérieur de drogue. Ils ont été arrêtés avec plus de 300 kilos de chanvre indien. Comment ? Tout est parti d’un appel anonyme informant les éléments de la Division des investigations criminelles de ce qu’il existait, à Yoff Apecsy, un vaste réseau de trafic de chanvre indien géré par un couple.

Sur ces entrefaites, les agents enquêteurs se sont fait passer pour des clients afin de pouvoir mettre la main sur les trafiquants. Ils ont passé une commande de 2 kilos de chanvre, livré par le chauffeur Mohamed Niakh qui a été interpellé par les éléments enquêteurs. Soumis à une interrogation, il passe aux aveux et livre le nom de son fournisseur, Diafara Niang. Ce dernier sera également alpagué. Suite à une descente chez lui, 300kilos de chanvre indien ont été retrouvés dans une chambre fermée dont sa femme détenait la clé. En sus, ils ont découvert dans ladite chambre des couteaux, des baïonnettes, une arme à feu et des munitions.

A l’enquête préliminaire, tous les accusés avaient reconnus les faits qui leurs sont reprochés mais, devant le prétoire ce mardi, ils ont balayé d’un revers de la main les accusations. Condamné à 10 ans de prison ferme dans le passé pour des faits similaires, Diafara Niang a été auditionné en premier. Il a, sans ambages, déclaré qu’il n’est pas un vendeur de drogue. « Je ne suis pas un vendeur de drogue. J’ai été condamné dans le passé mais, je vous jure que cette fois, je n’ai rien fait », s’est-il défendu pour se dédouaner. A la question de savoir qui est le propriétaire de la drogue trouvée dans l’une des chambres de sa maison, il campe sur sa position. « Je n’ai pas vu de drogue, je ne suis le propriétaire d’une quelconque drogue ».

Son épouse, Fatoumata Lakh, a embouché la même trompette de dénégation pour dégager sa responsabilité dans cette affaire, alors qu’à l’enquête préliminaire, elle avait avoué que la quantité drogue trouvée dans la chambre appartenait à son mari. Elle dit être une commerçante et vend des cheveux naturels, des basins riches et des tissus « Getzner ». A l’en croire, au moment de leur perquisition, les éléments enquêteurs ont emporté toute sa marchandise estimée à un montant de 16 millions de francs Cfa. A l’instar du couple, le chauffeur Mohamed Niakh a, lui aussi, rejeté les faits qui lui sont imputés. Ce, en soutenant n’avoir jamais vu ses patrons vendre de la drogue.

Cependant, les dénégations systématiques des accusés n’ont pas convaincu le maitre des poursuites qui, demeure convaincus que, les faits de l’espèce ne souffrent d’aucune contestation. Pour lui, les accusés refusent d’admettre les faits parce qu’ils mesurent la gravité de leurs actes et ils savent la peine qu’ils encourent. Compte tenu de tous ces éléments, le parquet a requis 20 ans de travaux forcés contre tous. Les avocats de la défense ont plaidé à titre principal l’acquittement au bénéfice du doute et subsidiairement l’application bienveillante de la loi pénale. L’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu le 30 avril prochain.

EMEDIA

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