Fils de l’imam mort étranglé à Mermoz: Le meurtrier de Cheikh Ahmed Tidiane Sadio avoue et revient sur le drame

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Fils de l’imam mort étranglé à Mermoz: Le meurtrier de Cheikh Ahmed Tidiane Sadio avoue et revient sur le drame.

Après sa garde-à-vue à la gendarmerie d’Ouakam, A. Cissé, le présumé meurtrier de Cheikh Ahmed Tidiane Sadio, sera déféré au parquet de Dakar, aujourd’hui dans la matinée. Selon nos informations, il ressort de l’enquête, des indices graves et concordants de culpabilité de nature à motiver son inculpation pour le meurtre sur la personne de Cheikh Tidiane Sadio.

En effet, lors de ses auditions, selon nos sources, il est largement revenu sur les faits. Face aux enquêteurs, poursuivent nos sources, A. Cissé a soutenu que la nuit qui a précédé le meurtre, ils avaient

bu beaucoup de liqueur, puis fumé de la cigarette (du chanvre indien, selon nos interlocuteurs), avant de repartir vers la station Elton de Mermoz pour se ravitailler en bière. Alors qu’ils se trouvaient dans le véhicule, le jeune Sadio l’aurait insulté de mère. Ce qu’il dit n’avoir pas apprécié. ‘’En fait, après avoir bu toute la soirée, nous étions tous ivres. Il m’a insulté de mère. Je lui ai demandé de sortir de mon véhicule. Il a refusé. Une dispute a éclaté entre nous. Je reconnais totalement les faits qui me sont reprochés. Je vous signale aussi que je regrette mon acte. Je n’avais pas l’intention de le tuer’’, a-t-il dit.
En outre, renseignent nos interlocuteurs, il a soutenu, lors de son face-à-face avec les enquêteurs, qu’il est un agent administratif à la Cour d’appel de Dakar, plus précisément au bureau des quittances du greffe. Il ressort aussi des investigations qu’il a tué son ami avec ses propres mains. Des traces de morsures autour du cou, des avant-bras et sur

les épaules ont été constatées sur le corps de la victime. Les résultats de l’autopsie attestent « d’une mort par asphyxie mécanique par strangulation associée à de multiples lésions de morsures et des traces de lutte« .
A. Cissé avait pris le soin d’écrire sur le sable humide : ‘’Hi’s not dead’’

Les hommes en bleu ont su, après recoupements et investigations, qu’en sortant le corps de la victime de son véhicule, elle était inerte, mais le pouls battait encore (mort clinique). Sur le sable encore humide, A. Cissé avait pris le soin d’écrire : ‘’Hi’s not dead’’ (il n’est pas encore mort), informe-t-on.

Vendredi dernier, en début de journée, A. Cissé et Cheikh Ahmed Tidia