Frapp dénonce l’ingérence de la France au Tchad

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« Monsieur l’ambassadeur,

Par cette lettre, le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP) vient dénoncer l’attitude de l’État français au Tchad. La France soutient un coup d’État et des putschiste contre la démocratie et le peuple au Tchad après avoir installé et soutenu pendant 30 ans Idriss Deby pour perpétuer l’oppression impérialiste de l’État français et du CAC 40 sur les ressources du Tchad et de l’Afrique centrale en générale.

Au Mali la France condamnait « avec la plus grande fermeté » le coup d’Éta. Au Tchad, le président Macron soutient un coup d’État en disant que « La France ne laissera jamais personne, ni aujourd’hui ni demain, remettre en cause la stabilité et l’intégrité du Tchad ».

La France et d’autres avaient prétexté apporter la civilisation pour réduire en esclavage et coloniser les peuples africains. Puis, la France et ces autres ont prétexté apporter la démocratie pour pérenniser le néocolonialisme. Aujourd’hui la France et ces autres prétextent la lutte contre le terrorisme pour poursuivre l’oppression des peuples africains.

Aucun contexte sécuritaire ne peut justifier la confiscation de la souveraineté démocratique du peuple Tchadien et le respect de ses institutions.

Les peuples africains en ont marre de la politique africaine de la France aux conséquences tragiques pour les africains. C’est pourquoi partout de Dakar au Mali, du Burkina au Tchad les rues africaines disent « FRANCE DÉGAGE ! ». Pas  » français dégage !  » car le peuple français, dont le FRAPP est solidaire, est aussi opprimé par la politique de Macron au service des riches du CAC 40. Mais « État impérialiste français dégage ! ».

Il y a 46 ans aujourd’hui, malgré les bombes de la France puis des États-Unis, le peuple vietnamien se libérait. Nous africains savons que notre lutte quelque soit sa longueur est invincible.

Les africains du Sénégal organisés dans le FRAPP demandent que la France sorte des affaires du Tchad. »

Pour le FRAPP
Le délégué général
Ousmane Wade