Ghana : Bagarre générale entre députés au Parlement (Vidéo)

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L’armée ghanéenne a dû intervenir au sein du Parlement afin de rétablir l’ordre suite à une altercation entre les députés du parti au pouvoir et de l’opposition alors qu’avait lieu l’élection du président de la chambre.

Le Parlement est divisé entre les deux principaux partis

Alban Bagbin, député du Congrès national démocratique (NDC), le parti de l’opposition, a été élu avec 138 voix contre 136 pour le candidat du Nouveau parti patriotique, la formation du président Nana Akufo-Addo, réélu pour un second mandat en décembre.

“J’accepte avec humilité le privilège qui m’est offert de présider le 8ème Parlement de la 4e République du Ghana”, a déclaré Alban Bagbin.

Le Parlement est divisé entre les deux principaux partis, qui possèdent chacun 137 sièges, et un candidat indépendant. Un vote a été considéré comme nul et un élu du parti au pouvoir a vraisemblablement voté pour l’opposition.

Intervention de l’armée

L’armée ghanéenne est intervenue quelques heures auparavant dans l’enceinte du Parlement pour rétablir le calme, après qu’un député du parti au pouvoir a tenté de voler les bulletins de vote.

Après plusieurs heures de bagarres, cette intervention s’est déroulée devant les caméras de la télévision nationale, qui retransmettaient en direct cette séance.

“C’est une entorse totale à la loi”, s’est indigné Kwame Twumasi Ampofo, député du NDC. “Quand bien même il y aurait des problèmes de sécurité, l’armée n’a pas sa place dans la Chambre. Nous protestions (contre la tentative de vol des bulletins) mais nous n’étions pas violents”, assure-t-il.

Un député de l’opposition avait été suspendu mercredi après une décision de justice motivée par sa double nationalité, mais il a insisté pour voter jeudi matin, causant des scènes de bagarres et de chaos.

“Un tribunal a fait savoir qu’un élu n’était pas autorisé à voter”, a déclaré à l’AFP Atta Akyea, un député du parti au pouvoir. “Tout ce vote (pour élire le président du Parlement) est donc teinté d’irrégularités, c’est une honte”, a-t-il estimé.

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