7 individus dont 2 filles mineures, tous fils d’autorités arrêtés par la police entre Dakar, Saly et Thiès

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La Division spéciale de cybersécurité (DSC)vient de mettre la main sur une bande de 7 individus, tous fils d’autorités, entre Dakar, Saly et Thiès. De véritables as dans l’art de voler des chèques et des cartes bancaires. Le préjudice est estimé à une centaine de millions F CFA.

Il y a quelques jours, suite à une plainte contre x déposée par S. K. B., le DG d’une célèbre boite de la place, pour vol de chèques et tentative de retrait frauduleux, les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) sont entrés en action. Après investigations, recoupements et auditions des proches collaborateurs de la présumé victime, les hommes du commissaire Aly Kandé ont interpellé, entre le 14 et 16 août, 7 individus dont 2 filles mineures, entre Dakar, Saly et Thiès.

Selon nos informations, M. D., J. M. et A. A. ont été les premiers interpellés à Dakar. Ils ont conduit les enquêteurs à Mbour où le nommé M. H. M. a été arrêté. A son tour, il a dénoncé leurs quatre autres complices qui se la coulaient douce à Thiès. Il s’agit de A. S. S., S. B., A. Y. K. et A. D. Nos interlocuteurs soulignent que ces fils de Vip ont été coincés avant le retrait du dernier chèque volé chez S. K. B.

Ils renseignent que la bande opérait dans le triangle Dakar-Saly-Thiès, volant des chèques et des cartes bancaires qu’ils parvenaient à utiliser, par plusieurs machinations. La bande effectuait des retraits de fortes sommes d’argent des comptes des victimes. Au total, renseigne-t-on, 9 chèques dont 6 à Dakar, 2 à Saly et 1 signé à Thiès ont été subtilisés, pour un montant qui dépasse la centaine de millions de francs CFA.

L’enquête révèle aussi que les membres de la bande sont rompus à la tâche. Chacun avait un rôle bien déterminé à jouer. La constante est qu’ils opéraient toujours avec de nombreux complices. Les uns se chargeaient de trouver des proies faciles, c’est-à-dire des mineurs qu’ils convainquaient de voler les chèques déjà signés ou cartes bancaires de leurs parents ou proches. Les autres, une fois entrés en possession de ces moyens de paiement, avaient pour mission de procéder à des opérations frauduleuses sur les comptes liés à ces chèques et cartes bancaires.

Mode opératoire pour retirer l’argent

En ce qui concerne les chèques, le mode opératoire utilisé pour effectuer les opérations prohibées, selon nos sources, consistait à s’assurer d’abord du plafond du compte visé, à l’aide de complicité, selon toute vraisemblance, au niveau de l’institution financière concernée. Ensuite, les chèques étaient libellés à des montants qui n’éveillent pas les soupçons des titulaires desdits comptes.

Concernant les cartes bancaires, le modus operandi consistait à avoir une photo recto verso permettant de renseigner la plateforme en ligne du numéro et du cryptogramme (les trois chiffres au verso de la carte) des cartes, puis de confirmer la transaction, en validant le code envoyé par SMS dans le téléphone portable du propriétaire.

De ce fait, pour la réussite des opérations frauduleuses, ils avaient besoin, d’abord, du téléphone portable du titulaire du compte concerné, afin d’éviter que celui-ci ne reçoive la notification du débit de son compte par un SMS et pour confirmer la transaction au niveau des plateformes en ligne. Dès lors, poursuivent nos sources, préalablement aux tentatives, les malfaiteurs prenaient possession des téléphones portables des victimes ou, à défaut, récupéraient leurs lignes téléphoniques à l’aide de leurs cartes d’identité subtilisées. Ce qui est, en général, rendu possible par la participation active d’un enfant ou proche des victimes à qui les malfaiteurs faisaient miroiter, grâce à des vidéos ou images puisées des réseaux sociaux, une vie de jet-setteur en guise de remerciement, après le travail bien effectué. Actuellement, les mis en cause sont en garde à vue dans les locaux de la DSC. Ils seront déférés au parquet, s’il n’y a pas de changement de dernière minute, ce matin. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol de chèques et de cartes bancaires, faux et usage de faux, usurpation d’identité et tentative de retrait frauduleux.

ENQUETE

IGFM

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