Fin de cavale pour le meurtrier du Guinéen à Thiaroye

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L’avis d’arrestation lancé par la commissaire de police de Thiaroye, Khadidiatou Sall, contre le présumé meurtrier du portefaix guinéen, Mamadou Alimou Diallo, a fait mouche. Après six mois de cavale, le sanguinaire caïd Abdou Lakhat Mb, alias Baye Abdou Lakhat, a été pris, lundi 26 août dernier, dans les mailles du filet des limiers du commissariat spécial de Touba. Qui effectuaient une patrouille de sécurisation dans leur secteur de compétence.
le présume meurtrier du portefaix guinéen Alimou Diallo est tombé à Touba. Cette arrestation a été le résultat d’une synergie d’actions des unités de police, consécutive à un avis lancé par la redoutable patronne du commissariat de police de Thiaroye, Khadidiatou Sall. Abdou Lakhat Mb, alias Baye Abdou Lakhat, avait en effet mortellement poignardé Diallo dans la région du cœur, avant d’entrer en cavale. Lui et sa bande étaient pris dans une violente dispute autour du prix d’un sac de patates volé. Selon le journal Les Echos, le crime crapuleux remonte à la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 mars dernier, vers 01h du matin, dans les dédales mal éclairés du populeux marché de Thiaroye-gare. Mais, auparavant, le Guinéen et la bande à Baye Abdou Lakhat étaient chargés de décharger un camion de marchandises. Diallo est très connu dans le secteur et exerce à plein temps le métier de portefaix.

Les gangsters et le Guinéen déchargent un camion, dérobent un sac de patates et décident de l’écouler Après chaque raid, Baye Abdou Lakhat et ses hommes se retrouvent dans une chambre, qui leur sert de refuge à Guinaw-rails, où ils procèdent ensuite au partage de leur butin. Une pièce qui leur sert aussi de lieu de planification des coups, mais également de repos du «guerrier». Ainsi, le camion de marchandises déchargé, le portefaix Diallo et ses collègues du jour dérobent un sac de patates, le planquent en lieu sûr et guettent les heures creuses de la nuit pour aller le revendre à un client habituel. Tous se donnent alors rendez-vous avec le client en question dans un recoin du marché pour effectuer les transactions commerciales.
…ils butent sur le prix du butin et engagent une violente dispute
Diallo et ses acolytes d’infortune se concertent alors et engagent un marchandage serré avec le potentiel acquéreur. Ils butent cependant sur le prix de vente et échangent des piques acerbes. Membre très influent du gang, Salif, portefaix le jour à Rufisque, s’emploie à calmer ses compères et propose 5000 F pour le sac de patates volé. Les autres éléments de la bande ruent dans les brancards et trouvent la somme modique. Ils soupçonnent un deal entre Salif et le client. D’autant que le sac de patates est devenu une denrée rare, très prisée, et se vend maintenant entre 12 et 15 000 F sur le marché. Une prise de bec éclate entre eux. Les esprits s’échauffent et les nerfs deviennent tendus. Le portefaix guinéen s’en mêle et martèle son refus catégorique de céder le sac de patates volé au vil prix de 5 000 F.

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