Tchad : Les rebelles rejettent le Conseil militaire

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Le président tchadien, Idriss Déby Itno, est mort mardi des suites de blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le Nord. Son fils va provisoirement diriger le pays pendant 18 mois. Ce que rejettent les rebelles. 

Tchad va-t-il entrer dans une période de crise institutionnelle ? Tout porte à le croire. En effet, les rebelles, qui mènent depuis neuf jours une offensive contre le régime tchadien, ont promis de marcher sur N’Djamena et ont rejeté « catégoriquement » le conseil militaire de transition mené par le fils du défunt président. L’armée tchadienne et le gouvernement avaient assuré avoir « détruit » la colonne de rebelles et tué 300 combattants. Il faut rappeler que l’article 76 de la Constitution Tchadienne stipule ceci : « En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement définitif constaté par le Conseil Constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, les attributions du Président de la République, à l’exception des pouvoirs prévus aux articles 79, 82, 83 et 87, sont provisoirement exercées par le Président de l’Assemblée Nationale et, en cas d’empêchement de ce dernier par le Premier Vice­ président de ladite Assemblée. »

Le président tchadien est mort. Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis trente ans, est décédé, mardi 20 avril, des suites de blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le Nord, a annoncé le porte-parole de l’armée sur la télévision d’État.

L’un de ses fils, général quatre étoiles de 37 ans et commandant de la garde présidentielle, Mahamat Idriss Déby Itno, dirigera un conseil militaire chargé de remplacer le défunt président, a annoncé l’armée à la radio d’État.