Vaccination Covid-19, des personnes du 3e âge parlent

0

A l’arrivée des 200.000mille doses de vaccin, certains sénégalais préféraient mourir que d’être vaccinés. Un virement de dernier degré à la dernière minute,  des jeunes et personnes âgés très déterminés, s’engagent dans la campagne de vaccination.

 

“J’étais terrorisée par la maladie, d’autant plus que je suis diabétique. Donc avec mon âge et ma comorbidité, j’étais une personne très exposée» explique la dame. J’évitais les sorties inutiles. Je n’allais plus au marché, ni à certaines cérémonies, dont les mariages, baptêmes et décès. Je me contentais juste d’appeler au téléphone. Et, vu que j’habitais dans un immeuble au 1er étage, j’évitais même de descendre prendre l’air».

J’avais également confiné mon petit-fils de 15 ans. Il ne sortait pas de la maison. Et personne ne venait le voir.”

Le jeune homme carburait à la télé et à la tablette. J’étais ferme à ce propos, ma santé en dépendait», se rappelle la dame de 70 ans. Ses activités économiques ont également été fortement impactées. «Je voyageais pour acheter des produits à l’extérieur du pays, mais aussi dans la sous-région. Mais avec la fermeture des frontières à l’époque, je ne pouvais plus faire de commerce», confesse avec amertume la dame.

Aujourd’hui, l’arrivée du vaccin a insufflé du renouveau dans sa vie.

«Je l’attendais avec impatience et, aujourd’hui, je me sens sauvée. Avant je limitais mes sorties et là, je m’en donne à cœur joie. C’est tellement agréable de se sentir protégé. Je porte toujours le masque. J’essaye également de respecter l’hygiène instaurée par les autorités sanitaires. En allant également à la mosquée, j’essaye de me mettre à l’écart du groupe», explique Awa.

Un sentiment partagé par Younouss Diop, retraité de 75 ans. «J’espère que ce vaccin va sauver des vies parce que ce fichu virus m’a pris un être cher», lance-t-il. Younouss a payé un lourd tribut. Un de ses meilleurs amis est décédé du coronavirus, il y a seulement deux mois.

Mais, ces restrictions drastiques sont un lointain souvenir. «Avec le vaccin, maintenant, je n’ai plus peur. Je n’ai plus cette épée de Damoclès car je me sais protégé» assure le septuagénaire. Les jeunes du quartier ont recommencé à fréquenter la maison. Même son de cloche pour Lamine Ndiaye. Malgré une migraine suite à sa vaccination, l’homme de 72 ans, se sent renaître.

 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous accepter l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'interêts. Ok