Dialogue national : La grosse colère de Macky contre un ministre contre l’amnistie

Dialogue national : La grosse colère de Macky contre un ministre contre l’amnistie
Senegal's President Macky Sall talks to journalists during the United Nations conference on climate change COP21, on December 1, 2015 at Le Bourget, on the outskirts of the French capital Paris. More than 150 world leaders are meeting under heightened security, for the 21st Session of the Conference of the Parties to the United Nations Framework Convention on Climate Change (COP21/CMP11), also known as “Paris 2015” from November 30 to December 11. / AFP / LOIC VENANCE

Lors de la cérémonie d’ouverture du dialogue national au Cicad, le ministre du Travail, Samba Sy, également Secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), a pris la parole pour exprimer la position de son parti sur le projet de loi d’amnistie concernant les manifestations politiques entre 2021 et 2024, ainsi que sur la poursuite du processus électoral.

Repris par Les Échos, Samba Sy a déclaré que le PIT est contre le projet de loi d’amnistie mais pour la poursuite du processus électoral. Il a souligné que son parti ne peut tolérer les violences et les destructions qui ont eu lieu lors des manifestations, faisant référence à des incidents tels que l’incendie d’une université, la mort de deux jeunes filles dans un bus incendié, ou les attaques contre des infrastructures comme les fournisseurs d’eau et d’électricité, ainsi qu’une caserne de gendarmerie.

Samba Sy a mis en avant la nécessité de la réconciliation, mais a également averti que les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets à l’avenir.

Cependant, les propos de Samba Sy n’ont pas été bien accueillis par le président Macky Sall. Celui-ci a réagi rapidement, soulignant que chaque parti politique peut avoir sa propre position et ses intérêts, mais en tant que président de la République, il parle au nom de l’ensemble du pays et est responsable de la garantie de l’unité nationale et du respect de la Constitution. Il a ainsi affirmé que les responsabilités ne sont pas les mêmes, et que sa décision en tant que président de la République prévaut.

Signaler une erreur

Vous avez repéré une erreur dans cet article ? Informez notre rédaction.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *