Scandale financier au Prodac : Des versements de 2,3 milliards à une société israélienne avant l’accord officiel

Scandale financier au Prodac : Des versements de 2,3 milliards à une société israélienne avant l’accord officiel

Le rapport de l’Inspection générale des finances (Igf) sur la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) est au cœur d’une affaire de détournements de fonds publics, actuellement en phase d’investigation par la Division des investigations criminelles (Dic). Ce dossier, transmis à la justice, met en lumière des irrégularités graves dans l’exécution du contrat entre le Prodac et l’entreprise israélienne Green 2000, chargée de la construction des domaines agricoles.

Selon le journal Libération, le Prodac aurait versé 2,3 milliards de francs CFA à Green 2000 en trois paiements avant même que le contrat ne soit officiellement enregistré. Le journal précise que les paiements ont été effectués dès le 30 mai 2016, alors que le contrat n’a été notifié à l’entreprise qu’en juillet 2016. Cette infraction aux procédures contractuelles et de financement a été qualifiée d’« anachronisme difficile à qualifier » par l’Igf, révélant ainsi un non-respect flagrant des règles en vigueur.

L’ancien ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang, qui était responsable du Prodac à l’époque, est cité dans ce rapport. Malgré ses dénégations répétées concernant l’existence de ce document, l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, qui avait auparavant accusé Mame Mbaye Niang, a confirmé l’existence et la transmission de ce rapport à la justice. Cette accusation avait d’ailleurs valu à Sonko une condamnation pour diffamation, entraînant son inéligibilité à la dernière élection présidentielle.

Ce développement relance ainsi l’intérêt autour de la gestion du Prodac, un programme destiné à promouvoir l’agriculture, mais qui semble avoir dérogé aux normes financières et contractuelles, avec des conséquences judiciaires potentielles pour les responsables impliqués.

exclusif.net

Signaler une erreur

Vous avez repéré une erreur dans cet article ? Informez notre rédaction.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *