Tout savoir sur Ndeye Binta Leye alias Lalla : Styliste, actrice, divorcée et mère de deux enfants(Photos)

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Ndeye Binta Leye, connue sous le nom de Lalla dans la série, est une styliste et actrice sénégalaise révélée par le petit écran. Divorcée et mère de deux enfants, l’actrice dans la série à succès ‘’maîtresse d’un homme marié’’, est une habituée de la télévision depuis 2014. De passage à Abidjan-Côte d’Ivoire pour le lancement de la deuxième saison de la série » maitresse d’un homme marié’’ sur A+, Lalla, dans un entretien accordé à Afriquefemme.com, nous parle de son parcours.

Comment avez-vous décroché le rôle de Lala dans la série »maitresse d’un homme marié?

Je l’ai dit mainte fois et je me plais à le répéter tout le temps. Khalista Sy, la scénariste est une amie, une sœur, une très bonne connaissance qui, à un moment de ma vie, m’a beaucoup épaulée au niveau de la communication relative à la promotion de ma boutique. Et mieux, quand elle a mûri ce projet, elle m’en a parlé. Au fil de nos fréquentations et échanges, elle a bien réalisé que mon profil correspondait le mieux au personnage de “Lala”. Quand elle a finalement décroché son contrat avec Marodie, elle m’a appelée et m’a proposé de camper le personnage de “Lalla”. Ce que bien évidemment j’ai accepté volontier. Et quand je lui ai répondu oui, elle n’en revenait pas au point même de me demander de jurer. “ Il faut jurer au nom de ton marabout et je l’ai fait” et c’est comme ça que c’est parti.

C’était la première fois que vous tourné dans un film?

Oui c’était ma première production.

Comment c’était dans les débuts ?

Au début, je ne comprenais pas trop. Même pour le casting je n’avais aucune idée du déroulement. On m’a simplement informé que je devais aller à un casting. Pour l’occasion, J’étais sapé comme si je me rendais à une grande cérémonie (rire). J’y arrive et on me met en contact avec un acteur très connu déjà à Dakar. Et le rapport établi, il sensé m’annoncer son intention de prendre une seconde femme. Le faisant, quelle serait ma réaction? Je vous assure, le pauvre, je l’ai tellement giflé et tapé qu’ils m’ont dit: »il faut arrêter madame. »
Et tout est parti de là. J’avoue qu’à Marodie, ils te mettent tellement à l’aise que tout devient facile. On trouve là-bas des professionnels, des personnes qui t’ont devancée dans le métier d’acteur, qui t’apprennent les moindres détails. Maintenant, le reste il faut l’avoir en soi. Je me dis qu’il y avait un talent caché en moi qui a été mis au grand jour et qu’au niveau des émotions et tout je faisais cela à merveille.

Dans la série, on vous trouve classe, élégante. Pour vous, c’est quoi l’élégance?

L’élégance, c’est déjà dans le cœur, le comportement, essayer de se mettre en valeur en essayant ce qui va le mieux à ton corps et ne pas suivre la mode. L’élégance c’est dans la façon de faire, le comportement au quotidien, c’est tout un ensemble, je veux dire.

Vous êtes créatrice de la marque Ebeno. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet?

A la base, c’est un héritage. Ma mère était couturière et styliste mais elle ne voulait pas que je fasse ce métier parce que c’est très prenant. Ça m’étonne moi-même et je me demande parfois comment je peux allier les deux parce que c’est un métier qui est très jaloux. J’ai eu à faire ma formation. J’ai eu mon BAC+2. J’ai été assistante de Direction après plus ou moins responsable administratif et financier et en même temps que je me rendais au bureau je faisais le perlage dans les locaux de M. Sow Ibrahim, mon patron. Durant toute mon enfance, j’ai vécu dans cette atmosphère de couture, d’aiguille. Et quand j’ai été marié, je le faisais chez moi également et c’est de la que c’est partie.
Quand j’ai eu ma première boutique Ebeno, mon premier enfant, dans mon quartier, au fil du temps j’ai évolué. Les gens ont aimé la marque et aujourd’hui, je suis à ma deuxième boutique. Il faut aussi reconnaître que ça m’a ouvert beaucoup de portes.

Y a-t-il une connexion entre la mode et le cinéma?

A Marodi, je suis partenaire. Toutes les tenues, les foulards que Lala porte viennent de Lala même. Je me prends en charge à 100%. C’est très important à leurs yeux de pouvoir trouver par exemple une jeune dame qui est tradi-moderne. Autant je peux me mettre en un jean et un haut fait par Ebeno, autant je peux me mettre dans un boubou ou en deux pièces comme on le dit à Abidjan les ‘’maxi’’ que j’adore.

Vous avez l’habitude d’exposer à Abidjan. Comment est perçue votre marque ici ?

La marque a été découverte en Côte d’Ivoire à travers l’émission Télé ‘’Elles sont toutes belles’’ que je fais à Dakar sur la 2STV depuis 7 ans. On fait du relooking, c’est-à-dire qu’on prend une dame, on prend ses mensurations et on l’accompagne au salon de coiffure. Puis elle revient à la boutique ou l’habille avec un modèle que je présente et moi-même je m’habille avec l’une de mes créations avec mon grand foulard. A chaque fois je me rends compte que ce n’est pas le modèle du jour qui intéresse mais le modèle que j’ai porté. Je recevais plein d’appels, des messages et beaucoup de commandes. J’ai fait des années sans venir ici et la première, c’était sur invitation d’une de mes petites sœurs, amies. Et c’est comme ça que j’ai découvert Abidjan.

Qui est Lalla dans la vraie vie ?

Lalla est une jeune dame qui se bat, qui aime sa famille, qui adore ses parents et qui se prend en charge. Très indépendante, c’est vrai que je parle de Liberté mais très raisonnable. Toute ma vie tourne autour du boulot. Tous les sénégalais qui liront cet article savent que je ne raconte pas d’histoire. Toute ma vie tourne autour de sortir de chez moi, aller à la première boutique, retourner à la maison prendre le repas. Ensuite aller à la deuxième boutique et reprendre le chemin du retour de chez moi. J’ai une vie bien remplie mais très bien rangée.

Quels sont vos projets d’avenir ?

Ah oui! Je suis très ambitieuse (rire). En général, on me souhaite d’avoir une chaîne de boutiques mais non. Je vois le truc prospérer. Je vois ‘’maîtresse d’un homme marié’’ avec plusieurs autres saisons …Vieillir avec mes enfants, les accompagner avec beaucoup de ‘’baraka’’ (bénédiction).

Mam Dieng

afriquefemme

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