Rudi Garcia a laissé de bons souvenirs en Italie mais…

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La Juventus. Un adversaire forcément particulier pour Rudi Garcia. Mercredi, en 8e de finale aller de Ligue des Champions, le coach de l’Olympique Lyonnais retrouve la Vieille Dame, son épouvantail lors de ses deux saisons et demie passées sur le banc de l’AS Roma entre juin 2013 et janvier 2016. Deux fois deuxième de Serie A, le technicien a buté à chaque fois sur les Bianconeri. Une bête noire qui a impacté son bilan dans la Ville éternelle et son image dans la Botte.

« S’il n’était pas tombé sur une Juve si forte, il aurait probablement été champion », nous a confié Alessandro Carducci, rédacteur en chef de Voce Giallorossa, site lié à l’actualité du club romanista, jugeant le bilan du coach plutôt bon. « Garcia a laissé un souvenir positif. Il est arrivé à un moment très compliqué après la défaite en finale de Coupe d’Italie contre la Lazio, le rival local. Sportivement, la situation était dramatique. L’ambiance était très pesante. Il a été très intelligent. Il a actionné les bons leviers », nous a-t-il indiqué.

« Un entraîneur « double face » »

Tout avait bien commencé avec 10 victoires de rang, un record à l’époque, pour ses débuts romains. « Il a prouvé ses qualités d’entraîneur. Il a été courageux, brillant, bon communicant avec des bonnes expressions. Il a été important pour l’AS Roma », nous a confié Marco Giordano du quotidien italien Il Mattino. Même son de cloche pour Alessandro Carducci. « Il a commencé par 10 victoires d’affilée, il a redressé la situation sportive compliquée. Il a toujours eu une bonne relation avec les supporters, avec Francesco Totti. Il a imprimé un style particulier à l’équipe, tirant profit des qualités de ses joueurs », nous a-t-il raconté.

Peu à peu, le feu s’est toutefois éteint. « Puis il y a eu quelques choses qui ont changé. Le club a pris un nouveau préparateur physique, ce qui lui a fait perdre un peu d’autorité au sein du vestiaire », nous a lancé Carducci, résumant ensuite. « Son passage correspond à une bonne période pour l’AS Roma. Il a redonné de l’enthousiasme au club, à la ville alors que l’ambiance était difficile », nous a-t-il expliqué. « Rudi Garcia a été un entraîneur « double face ». Il y a eu des périodes plus compliquées au cours desquelles il n’a pas forcément su afficher les qualités de leadership nécessaires. Il n’a pas su conquérir pleinement l’environnement de la Roma et n’a pas su donner le meilleur de lui-même », nous a ajouté Giordano.

Son duel à distance avec la Juve, son adversaire avec l’OL, est malgré tout resté dans les mémoires. « Il s’est confronté à la Juventus, faisant même le geste du violon suite à un arbitrage contestable en faveur des Bianconeri lors d’un match à Turin », nous a rappelé Carducci, tandis que Giordano retiendra « ses punchlines brillantes lors des polémiques face à la Juventus ou de derbies contre la Lazio ». La Juventus, elle aussi, s’en souviendra sans doute. Ironiquement, dans les colonnes du Corriere dello Sport ces derniers jours, Rudi Garcia est revenu sur cette rivalité. « Le violon est resté dans le placard lorsque j’ai quitté l’Italie. J’étais instinctif, je voulais défendre mon équipe contre ce que je pensais mal. Mais ce sont des choses qui se produisent sur le terrain. Ma Roma gagnerait-elle le Scudetto avec la VAR ? Je ne sais pas », a-til lancé.

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