Guinée, Aucun nouveau cas du virus de Marburg recensé, selon l’Oms

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Aucun nouveau cas de Marbug n’a encore été identifié en Guinée depuis le premier confirmé lundi, a annoncé vendredi, à Genève, l’Organisation Mondiale de la Santé, lit-on sur Africanews.

Mais la surveillance des 150 cas contacts de ce patient décédé le 2 août se poursuit. Elle se déroule deux fois par jour, ces contacts étant en période critique d’incubation.

” En ce qui concerne le virus de Marburg, comme vous le savez il y a un homme qui a été confirmé, un homme de 46 ans, résidant dans une sous-préfecture de Guéckédou. Donc la confirmation a été faite, et la déclaration officielle aussi. Les enquêtes sont en cours, et des recherches actives sont en cours pour trouver d’autres cas suspects. Un soutien est apporté pour le suivi avant que d’autres cas ne soient enregistrés.“, a déclaré le docteur Sory Condé de l’agence guinéenne de la santé.

Transmis par les chauves-souris, le virus de Marburg a été découvert pour la première fois en 1967 en Allemagne, dans un laboratoire dont le personnel avait été en contact avec des singes verts importés d’Ouganda. Il est mortel à environ 50 % des cas. Et est proche du virus Ebola.

“_Comme on vous a dit que c’est le cousin d’Ebola, le même traitement que nous avons fait à Nzérékoré, nous l’avons déjà préparé pour Guéckédou. Le traitement à Nzérékoré nous a permis de guérir un certain nombre de patients atteints d’Ebola. Comme il s’agit d’infections similaires, nous pensons que théoriquement, en utilisant ces mêmes molécules, nous pouvons éventuellement donner une chance de survie à certains de nos concitoyens. Ces mesures sont donc déjà prises à Guéckédou _”, a expliqué le docteur Sakoba Keita, directeur de l’agence guinéenne de la Santé.

Il n’y a ni traitement ni vaccin contre cette pathologie qui se manifeste notamment par une fièvre aiguë accompagnée d’hémorragies internes et externes. Ces premiers symptômes sont des douleurs musculaires, de maux de gorge des vomissements et des éruptions cutanées entre autres. La plus grave épidémie de cette pathologie a eu lieu en Angola en 2005. Elle avait fait 329 morts sur 374 patients recensés.