Mais qu’arrive-t-il à la défense du PSG ?

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Longtemps cette saison, le Paris Saint-Germain a proposé une défense de fer, avec peu de buts encaissés, de nombreux clean sheets (0 but encaissé). Mais depuis le match gagné contre Montpellier 5-0 le 1er février dernier, c’est opération portes ouvertes. 13 buts encaissés lors des 6 matches, et même 9 lors des trois derniers (Amiens, Dortmund et Bordeaux). Il est difficile d’imputer la faute à un joueur particulier d’autant plus que les hommes ont beaucoup changé entre ces trois rencontres (Kouassi, Bakker, Kehrer, Thiago Silva, Marquinhos, Kimpembe, Meunier, Bernat, Kurzawa ont chacun joué au moins l’un de ces matches). Les schémas tactiques ont aussi été différents, du 4-4-2 au 3-4-3. Mais à chaque fois, le PSG s’est fait transpercer défensivement à plusieurs reprises, et avec plus de réussite, les attaquants d’Amiens et Bordeaux auraient pu encore améliorer leurs statistiques.

Forcément, à moins de trois semaines du huitième de finale retour face au Borussia Dortmund, cela inquiète. Car s’il faudra marquer pour se qualifier, le PSG serait bien inspiré de ne pas autant laisser d’espaces qu’aux attaquants bordelais dimanche soir. Face aux Girondins, Tuchel avait réinstallé son 4-4-2, qui a laissé des trous béants malgré les efforts de Marco Verratti pour couvrir un maximum d’espace. De quoi inquiéter dans la perspective de la Ligue des Champions, où le 4-4-2 sera peut-être utilisé cette fois-ci par l’entraîneur parisien.

Tuchel pointe du doigt ce qu’il faut améliorer

Interrogé en conférence de presse, Thomas Tuchel n’a pas caché son inquiétude sur l’aspect défensif. « Il y a des inquiétudes si on joue comme ça, oui. C’est toujours la même chose. À Amiens, pendant la première période, on ne peut pas penser que c’est possible. Ce n’est pas un problème de structure : nous sommes capables de ne pas encaisser de buts en 4-4-2. Nous sommes capables de nous adapter et de jouer sans but encaissé », a d’abord rappelé Tuchel, qui ne veut pas écarter la possibilité d’utiliser ce schéma à nouveau, bien entendu. À l’écouter, le coach allemand date la fébrilité défensive à partir du match gagné contre l’OL (4-2), où le PSG avait laissé Lyon marquer deux buts pour revenir à 3-2.

« On a un peu perdu cette capacité (à défendre, ndlr) pendant la seconde période contre Lyon (4-2). On menait 3-0 et, très vite, on s’est retrouvés à 3-2 car on n’a pas défendu avec la même attention, le même état d’esprit. Depuis, c’est difficile de retrouver la chance, l’état d’esprit, le moment, pour disputer quelques matches sans but encaissé. C’est clair, on doit améliorer notre manière de défendre, notre challenge défensif, nos efforts, il faut resserrer la distance pour jouer plus en bloc. On doit améliorer ça, c’est clair », a-t-il souligné. Les défenseurs ne sont donc pas spécialement visés par Tuchel, qui fait comprendre que le repli des éléments offensifs a laissé à désirer ces dernières semaines. Neymar, Di Maria, Mbappé and co avaient su convaincre leur entraîneur d’utiliser le 4-4-2 en montrant à plusieurs reprises du sérieux dans le replacement. Quand ce n’est plus le cas, tout se dérègle bien trop vite.

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