Oumar Diané, cet homme qui risque l’une des plus lourdes peines au Sénégal

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Poursuivi pour des faits d’association de malfaiteurs et de vol en réunion avec violence et usage d’arme et de moyen de locomotion, Oumar Diané comparaissait, hier, à la barre de la chambre criminelle du tribunal de Dakar. Le représentant du ministère public a requis, contre lui, une peine de réclusion criminelle de 10 ans. L’affaire est mise en délibéré au 02 mars prochain.

Les rigueurs carcérales n’ont pas servi de leçon à Oumar Diané. Ce dernier, à peine est-il élargi de prison qu’il a renoué avec ses agissements délictuels. Hélas pour lui, son dernier forfait l’a entraîné dans un engrenage où il aura du mal à sortir. En effet, accusé de vol en réunion avec violence et usage d’arme et de moyen de locomotion, il risque une peine de 10 ans de réclusion criminelle. Il comparaissait, hier, à la barre de la chambre criminelle du tribunal de Dakar. Les faits ont eu lieu le 11 avril 2019 à Sacré Cœur. Ce jour-là, l’accusé avait commis un vol au préjudice du nommé Galass Seck. Ce dernier avait oublié de verrouiller le portail de son véhicule dans lequel il avait laissé son sac. L’accusé qui rôdait dans les parages s’est introduit dans le véhicule et s’est emparé du sac avant de prendre la fuite à bord d’un taxi. Malheureusement pour lui, il a finalement été appréhendé par les riverains qui l’ont dénoncé auprès de l’agent de police qui réglait la circulation de la route. Celui-ci, à son tour, l’a conduit à la gendarmerie de Ouakam où des plaintes de vol et d’agression avaient été déposées contre x. Ainsi, tous ces faits dont les auteurs étaient inconnus ont été imputés à Oumar Diané. Tout de même, il faut souligner que deux victimes d’agressions ont dit reconnaître Oumar Diané comme faisant partie de leurs bourreaux.

La première déclare avoir été agressée devant la banque Bicis après qu’elle a retiré de l’argent sur son compte. Elle a été attaquée par quatre individus dont l’accusé. L’autre victime répondant au nom de Birane Faye, lui, raconte qu’il était sorti nuitamment chercher de quoi manger à son épouse. C’est ainsi qu’à bord de sa moto, il a subitement été apostrophé sur la route de Ouakam par un groupe de quatre jeunes qui étaient également montés sur deux scooters. Tous armés de coupe-coupe, ils l’ont sommé de descendre de sa moto. Ce qu’il a refusé. Ainsi les quatre individus armés l’ont assailli avant de lui donner de violents coups.

Attrait à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour répondre de tous ces faits qui lui sont reprochés, l’accusé Oumar Mané a partiellement reconnu les chefs d’accusation. A l’en croire, c’est lui qui a commis le vol mais n’a jamais agressé personne de sa vie. Imprimeur de profession, Oumar explique les circonstances dans lesquelles il a été alpagué. « Le 11 mars 2019, vers 11 heures, mon patron m’a remis 2500 francs et m’a chargé d’aller lui récupérer sa carte grise qu’il avait oubliée chez lui à Sacré Cœur. J’ai pris un bus mais vu qu’il y avait des embouteillages, je suis descendu et, au niveau des deux voies de Sacré Cœur, j’ai vu une voiture noire. Je me suis approché et le portail n’était pas verrouillé. Je l’ai ouvert et j’ai pris le sac qui s’y trouvait. Malheureusement, un homme m’a aperçu et a crié au voleur. J’ai couru pour prendre un taxi mais à cause des bouchons on m’a appréhendé », narre l’accusé. Réfutant les faits d’agression pour lesquels il est cité, Oumar Diané accuse les éléments de la brigade de gendarmerie de Ouakam d’avoir corsé son dossier. « Quand on m’a conduit à la gendarmerie de Ouakam, les enquêteurs m’ont désigné comme étant celui qui commettait les agressions dans ledit quartier alors que je ne suis mêlé ni de près ni de loin à ces faits. D’ailleurs j’étais même dans les liens de la détention quand la femme se faisait agresser devant la banque. On m’avait gracié le 04 septembre 2019 », se dédouane-t-il.

Prenant la parole pour ses réquisitoires, le représentant du ministère public a estimé que l’accusé ne mérite pas la bienveillance du juge vu qu’il a récidivé juste une semaine après avoir été gracié. Toutefois, il a demandé au président de disqualifier les faits initialement reprochés à l’accusé en vol commis la nuit avec port d’arme et avec usage de véhicule. Car, justifie-t-il, rien ne prouve que l’accusé a utilisé son arme au moment où ses complices et lui agressaient Birane Faye. Pour le chef d’association de malfaiteurs, il a demandé qu’il soit déclaré atteint et convaincu car, à l’instant où l’accusait commettait ces vols, il avait concocté son plan avec ses acolytes. Pour la répression, le maître des poursuites a requis une peine de réclusion criminelle de 10 ans à l’encontre de l’accusé.

Peine que l’avocat de la défense a jugée trop sévère. Pour la robe noire, les éléments objectifs de ces dossiers ne permettent pas de dire que son client faisait partie du gang qui a agressé Birane Faye. À cet effet, il a plaidé la relaxe pour le chef d’association de malfaiteurs. S’agissant du vol que l’accusé a reconnu, l’avocat a imploré la clémence de la chambre. L’affaire mise en délibéré, le juge prononcera le verdict le 02 mars prochain.

Actusen

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