« J’aurais pu revenir dans un cercueil » après Mali-Tunisie à la CAN

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Frappé par une série de moqueries après avoir précipitamment interrompu, à deux reprises, la rencontre Mali-Tunisie de la 3e journée de la Can (victoire 1-0 du Mali), l’arbitre zambien a refait le film de cet événement qui aura marqué la Can-2021.

Le 12 janvier 2022, une affaire rocambolesque a secoué le monde du football africain. L’arbitre zambien Janny Sikawze venait d’interrompre avant l’heure la fin de la rencontre Mali-Tunisie, et à deux reprises. Une première à la 85e et une seconde juste à la fin de la rencontre, sans décompter le temps additionnel.

Et pourtant, cette situation inédite aurait pu être fatale au Zambien de 42 ans qui s’est confié au quotidien sportif « L’équipe ».

« Quand je suis arrivé à Limbé (Cameroun), il faisait très chaud, avec un taux d’humidité terrible, de plus de 80 %. Dès mon échauffement, c’était dur. J’avais beau prendre de l’eau, j’avais l’impression d’avoir toujours aussi soif. Et ça s’est détérioré au fil des minutes », assure l’arbitre zambien dans les colonnes du quotidien « L’équipe ».

Il poursuit : « J’ai repris la seconde période aussi fatigué que lorsque j’ai fini la première période et j’ai commencé à perdre mes repères. J’étais confus et je ne me rendais compte de rien. Je n’entendais plus mes assistants qui m’ont dit qu’ils essayaient de me joindre, de m’aider car ils voyaient que quelque chose n’allait pas. Je n’ai même pas eu l’impression qu’ils me parlaient. Je n’en ai aucun souvenir. J’étais dans mon monde, coupé de mes assistants. Même aujourd’hui, je ne vois toujours pas. Ils m’ont certainement parlé, mais ça ne connectait pas. C’est la première fois que je ressentais ça dans ma carrière. »

J’aurais pu revenir dans un cercueil

Envoyé par l’instance continentale à l’hôpital, le lendemain du match, pour passer une batterie de tests et d’examens du sang, du cœur et une échographie, le juge dit avoir échappé à une situation bien plus grave.

« Ils ont appelé ça un coup de chaud, mais ça aurait pu être bien plus grave. À cinq minutes près, je pouvais tomber dans le coma, m’ont-ils dit à l’hôpital. J’aurais pu rentrer dans un cercueil », se désole-t-il en apprenant tout ce qui s’est dit sur lui, malgré une situation qui aurait pu être tragique.